Quel est le taux de PSA à ne pas dépasser ?

Le PSA (antigène prostatique spécifique) est de la protéine produite par la glande prostatique. Il sert pour rendre fluide le sperme et permettre la mobilité des spermatozoïdes. Existe-t-il un taux de PSA à ne pas dépasser ? Cet article en plus de répondre à la question vous dit comment interpréter les différents résultats que vous pouvez obtenir.

Quel est le taux de PSA à ne pas dépasser ?

La valeur moyenne normale qui est requise au cours de la recherche du taux de PSA est fonction de la technique d’usage. Aussi, cette mesure est donnée en nombre de nanogrammes par millilitre de sang et a pour symbole le ng/mL.

En général, cette valeur moyenne est de 4 ng/mL de sang. Ce qui ramène à la considérer comme étant le taux moyen de PSA à ne pas dépasser. Mais cette règle peut varier d’un individu à un autre, car l’âge des patients est un facteur déterminant et modificateur des résultats. En effet, le taux exact de PSA diffère selon la durée ordinaire de vie d’un patient. Il est de :

  • 2,5 ng/mL de sang pour les hommes n’ayant pas atteint l’âge de 50 ans ;
  • 3,5 ng/mL de sang pour ceux dont la tranche d’âge se situe entre 50 et 60 ans ;
  • 4,5 ng/mL de sang pour le sexe masculin à partir de 60 jusqu’à 70 ans.

De ce qui suit, il convient donc de tenir compte de l’âge pour déterminer le taux de PSA à ne pas dépasser. En résumé, il est de :

  • 2,5 ng/mL pour les moins de 50 ans ;
  • 3,5 ng/mL à partir de 50 jusqu’à 60 ans ;
  • 4,5 ng/mL de 60 à 70 ans.

Quelle est l’information à tirer de la recherche du taux normal de PSA ?

Il existe deux situations qui poussent à faire cette recherche. Il s’agit du cas de dépistage et celui d’une vérification de l’évolution d’un cancer.

Dans le premier cas, lorsque le résultat obtenu est en dessous de 4 ng/mL de sang, il est considéré par les professionnels comme étant une valeur normale. Mais si les données vont au-delà du taux de PSA à ne dépasser (4 ng/mL), il est conclu que le patient court le risque d’être atteint par un cancer. Ceci amène à la réalisation de certaines analyses supplémentaires qui permettront d’infirmer ou de confirmer le diagnostic.

Dans une situation où le taux de PSA serait déterminé pour surveiller un cas de cancer, le but visé est de contrôler l’évolution de la pathologie. Le fait que les données soient inférieures, égales ou supérieures au taux de PSA à ne pas dépasser constitue une indication précieuse pour le spécialiste de la santé. Cela lui renseigne considérablement sur l’évolution de la pathologie.

En tout et pour tout, si ce taux commence par chuter après l’entame d’un traitement et demeure à un bas niveau, cela renvoie à des résultats favorables. Dans le cas contraire, s’il continue d’augmenter, on pourra penser à une réapparition plus grave. Mais il faudrait garder à l’esprit que la fluctuation modérée du PSA ne veut toujours pas dire que vous êtes en présence d’un cas de récidive pathologique.

Dans quel cas le taux de PSA à ne pas dépasser peut-il augmenter ?

Les cas dans lesquels le taux sanguin d’antigène prostatique spécifique peut évoluer sont divers. Il s’agit de :

  • Un trichome de la prostate ;
  • Une inflammation pathologique aiguë ou chronique de la prostate ;
  • Une hypertrophie bénigne ou adénome de la prostate (augmentation de la taille de la glande) ;
  • Une éjaculation récente ;
  • Un toucher rectal.

La connaissance de la dose d’antigène spécifique prostatique dans le sang est d’usage pour dépister le cancer de la prostate. C’est une information qui sert en tant que marqueur tumoral. À l’instar de ce qui était dit plus haut, lorsque le taux de PSA à ne pas dépasser augmente, cela peut être dû à des dysfonctionnements urinaires à l’instar des infections ou des mictions très pressantes.

Pour finir, sachez qu’il est rare d’obtenir un taux de PSA inférieure à la dose normale. En plus, il s’agit d’un indice qui ne trouve son utilité que dans un contexte précis, celui du PSA libre. Ainsi, avec un taux bas de PSA libre, les spécialistes penchent souvent pour la manifestation d’un cancer de la prostate. Il faudrait ici aussi penser à faire des analyses complémentaires.

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